• Raw

    Raw

    ★★★½

    J'adore les comings of age, encore plus lorsqu'ils vous nouent l'estomac, titillent vos émotions primaires et aiguisent votre esprit d'analyse.

    Ce film est une brillante métaphore sur la pression sociale, saisissant sur le plan visuel et sonore, porté par une réalisatrice qui sait s'investir autant que prendre ses distances et par le jeu physique et hypnotisant d'une jeune actrice prometteuse.

    Bien hâte de m'attaquer à Titane!

  • The Green Knight

    The Green Knight

    ★★★½

    J'ai été transportée du début à la fin par cette oeuvre surprenante et ésotérique qui n'a cessé de déjouer mes attentes. Premièrement, moi qui n'ai jamais été une fan de Dev Patel, je ne peux que m'agenouiller devant sa performance exemplaire ici. Il se débrouille à merveille avec un matériel difficile et extrêmement physique.
    Le réalisateur parvient à mettre en image la mélancolie poétique, la structure répétitive et évocative ainsi que les détours mystérieux des légendes du Moyen-Âge dans cette fable néanmoins contemporaine sur notre idée de l'héroisme et de la masculinité.
    Seul bémol: Alicia Vikander méritait mieux que ce personnage fade et peu ambitieux.

  • Annette

    Annette

    ★★★½

    Ce film aurait dû être un flop total et se noyer dans son artificialité et son trop grand sentiment d'étrangeté. Et pourtant, ça fonctionne, parce que Leo Carax fait le choix de l'opéra rock qui exacerbe les émotions; de la tragédie grecque qui adoucit la présence de la foule comme choeur ; de briser le quatrième mur à la Shakespeare pour nous préparer au pire; de caster Adam Driver, qui ne sait clairement pas chanter mais qui pourrait faire avaler n'importe quoi à n'importe qui!
    Bref, fait de plus en plus rare, Annette est une véritable expérience.

  • Jane Eyre

    Jane Eyre

    ★★★½

    Ah la beauté des prairies anglaises, la poésie de Charlotte, le charme de Fassbender...Tout est là, même si le roman est adapté en son plus simple apparel. Un film apaisant on dirait.

  • Cruella

    Cruella

    ★★½

    This is Emma Stone's world and we all live in it. Beside that and the glorious costumes, pretty disappointing.

  • Happy as Lazzaro

    Happy as Lazzaro

    ★★★½

    Une superbe fable sociopolitique qui emprunte au néo-réalisme italien avant de glisser vers un univers sublime empreint de réalisme magique. Pour nous rappeler que l'homme chasse et exploite la bonté et l'innocence jusqu'à menacer sa propre survie. Brillant.

  • Up in the Air

    Up in the Air

    ★★★½

    Conséquences de la crise économique, solitude capitaliste, ironie derrière la simplicité volontaire à la Marie Kondo...Il se réfléchit beaucoup de choses dans ce film qui peut avoir l'air de rien aux premiers abords.
    Aussi, c'est difficile de tenir le fort devant Georges Clooney, encore plus lorsqu'on interprète un personnage un peu caricatural. Chapeau Anna Kendrick!

  • Love & Friendship

    Love & Friendship

    ★★★

    On oublie souvent qu'avant les grandes romances et envolées lyriques, c'est son humour grinçant qui fait de Jane Austen une écrivaine si révolutionnaire.
    Des personnages qui ne réalisent pas à quel point ils sont ridicules et d'autres qui les vénèrent pour cet aplomb absurde.
    Le scénario n'est pas toujours à point mais ce film sert au moins à nous rappeler pourquoi Kate Beckinsale existe.

  • Erin Brockovich

    Erin Brockovich

    ★★★

    Simply Julia Roberts playing badass women before it was even fashionable.

  • Captain Fantastic

    Captain Fantastic

    ★★★

    Rien de très original mais des performances senties et plein d'émotions popcorn.

  • The Witch

    The Witch

    ★★★½

    Robert Eggers a un don avec les ambiances. Ses récits ont tout de la profondeur et de l'absurdité des contes, mais il trouve toujours le moyen de créer des univers qui les rendent plausibles. Comme dans The Lighthouse, les possibles interprétations se multiplient dans cette fable sur l'émancipation et le contrôle des femmes sur leur propre destinée.
    Et que dire des acteurs!

  • Judas and the Black Messiah

    Judas and the Black Messiah

    ★★★½

    Au-delà de sa brillante exploitation et exposition des biais inhérent au système de justice américain, Judas and the Black Messiah est avant tout un film d'acteurs, qui n'avaient d'ailleurs aucune raison de figurer dans la catégorie de soutien.