• Bram Stoker's Dracula

    Bram Stoker's Dracula

    ★★★★★

    Encore somptueux, comme le dernier grand film gothique. Du moins c'est l'impression qu'il donne, avec Coppola qui réalise tous les films de cette période comme des hommages de fin-de-siècle, dans la décadence, l'opulence plastique de studio, la surenchère visuelle des cadrages tout peints. L'atmosphère, le son, les trucages, la tonne de surimpressions, c'est magique, envoûtant aussi parce que si fondamental à la manière dont le cinéma captive. Quel scénario aussi, quelle adaptation, quel casting. Quelle trame sonore. Rien là-dedans ne va vieillir. C'est un bien trop bel hommage à la fabrique fantaisiste du cinéma.

  • Fire of Love

    Fire of Love

    ★★★½

    Magnifique ode élémentaire au jusqu'auboutisme amoureux, avec ce que ça implique de périls, mais où le rapport à la Nature est finalement bien plus important que l'intimité. C'est une belle manière aussi de présenter des images hallucinantes, avec une fascination qui se veut à la hauteur de l'intensité de l'entreprise conjugale, mais j'aurais quand même pris plus de moments sur le réel de leur relation (comme ces images du couple qui répètent les prises) et un peu moins de la sur-mise en scène que fait le film sur les images déjà mises en scène.

  • Pacifiction

    Pacifiction

    ★★★★½

    Fin de thèse oblige, j'ai clairement pas assez vu de films de 2022 en 2022, mais j'aimerais qu'on me pointe le film qui sera plus intéressant, plus déglingué, plus stimulant, que le dernier d'Albert Serra.

  • Dead for a Dollar

    Dead for a Dollar

    ★★★

    Pas aussi élégant que les grands westerns de Hill (Long Riders, Geronimo), mais quand même une bonne petite vue avec des chapeaux, des chevaux et des guns, portée par Willem Dafoe et Christoph Waltz dans deux rôles qui leur en demandent finalement très peu. Même si tout demeure assez appréciable à défaut d'être mémorable, on se rappellera surtout souvent que c'est fichtrement difficile de faire un western au temps du numérique, pour toutes les raisons possibles.

  • The Long Riders

    The Long Riders

    ★★★★

    Magnifique western un peu crade de Walter Hill, avec une floppée de frères qui jouent de vrais frères, dans un récit qui adresse la construction des mythes de l'ouest avec une sorte de désinvolture violente et méta qui en fait une version intellectuelle et fortement documentée d'un Peckinpah en mode pulsion de mort. Du bonbon.

  • The Driver

    The Driver

    ★★★★

    Gros swag, grosses voitures, gros film.

  • Southern Comfort

    Southern Comfort

    ★★★★

    J'aime les films qui commencent comme des petits films et qui finissent comme des grands, ça laisse le temps d'apprendre à les connaître, d'entrer dedans sans s'y sentir forcé par une quelconque volonté auteuriste (et qu'il est humble, Walter Hill, malgré son intelligence manifeste).

    Ici, c'est Apocalypse Now chez les Cajuns, le boeuf sacrificiel et la tête rasée de Brando remplacée par des cochons et un party chez Pierre Perrault. Dans mon ciné-club imaginaire, on ferait un programme double avec Prey et ensuite Southern Comfort. America fuck yeah.

    P.S. Le chef des méchants-pas-si-méchants Cajuns ressemble exactement à l'image que je me fais du père d'Emmanuel Schwartz.

  • Hard Times

    Hard Times

    ★★★½

    Pour un premier film, ça pack un certain punch (désolé) tout à fait à mi-chemin entre les vieux films noirs de boxe et les Rocky à venir. Une sorte de «man with no name» westernien dans un ring pas de cordes, un Fight Club de casino pas de tables, dans les bas-fonds de la morale urbaine, où savoir jouer la game est plus important que de savoir la déconstruire (même si la mise en scène, elle, s'en charge). Aussi une…

  • The Dream and the Radio

    The Dream and the Radio

    ★★★★½

    Meilleur son. Meilleure DOP. Meilleures performances. Meilleure mise en scène. Meilleur montage. Meilleurs décors de pauvres et meilleure écriture fragile. Si les IRIS voulaient dire quelque chose quant à des valeurs artistiques, je ne sais pas dans quelle catégorie ce film ne serait pas, mais comme il sera vu par maximum 250 personnes au Québec, je ne me conte pas d’histoires. 

    Je vais plutôt me contenter d’un superlatif. Il y a eu plusieurs bons films québécois ces derniers temps ;…

  • Acadia Acadia?!?

    Acadia Acadia?!?

    ★★★★★

    « Mangez donc toute d’la marde. »

  • Jaws

    Jaws

    ★★★★★

    Village fordien et bateau hawksien.

    Ou : La mise en scène est parfaite. Les acteurs sont parfaits. L’écriture est parfaite. Je vois pas comment un « film de monstre » pourrait être plus tight, plus humble dans sa maîtrise, plus adroit dans son discours sur l’Amérique et sa panique.

    (Allez le voir en IMAX. L’image est un poil décevante, mais ça vaut le coup pour l’ampleur et surtout le son.)

  • Star Wars: The Rise of Skywalker

    Star Wars: The Rise of Skywalker

    ★★

    Ça me fâche encore, vive Attack of the Clones, etc.